couv afanasius

A ses pieds, Afanasius perdait connaissance. Il tentait en vain de rester debout mais rien à faire. L'élève infortuné ne pouvait plus tenir face à ce cataclysme. La peur, le bruit, les odeurs, les rochers bougeants, la pluie et la voûte céleste noire comme de l'encre. C'en était trop. Ses doigts s'accrochaient au manteau du mage. Il résista un moment et s'évanouit...
- Mon Dieu, mais que fais-tu ?
- ...
- Il ne faut pas t'endormir ainsi, reviens dans ce monde. Il faut que tu sentes le soufre et la violence de tout cela. Reviens te dis-je !
- ...
- Ce n'est pas maintenant qu'il faut faiblir. Tu raconteras plus tard. Regarde, quelque chose de plus extraordinaire encore arrive. Un lac se forme à nos pieds, au milieu de ces rochers qui viennent de se rassembler. C'est le plus beau jour de ma vie.

....

Comme il disait ces mots, tout se figea net. L'orage s'enfuit à l'horizon, la pluie cessa, le vent se tu, le soleil, timidement, envoyait sur le couple irréel un de ses meilleurs rayons. Le silence fut aussi brutal que l'apocalypse avait été formidable. Le mage, les bras en l'air, brandissait encore son bâton, comme si la surprise de cette tranquilité soudaine l'avait statufié sur place.

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