couv afanasius Le mage ramena à lui sa longue houppelande. Elle entourait ses maigres jambes et il fallait qu'il se campe solidement sur le rocher s'il voulait encore tenir face à cette tempête qui venait de pointer à l'horizon. Son commis, Afanasius, se tenait derrière lui. Pas possible de se tenir droit sur ses jambes sans sentir un fort vacillement.

- Allons-nous rester longtemps dans ce grand vent, Maître ?

- Attends, petit, tu n'as encore rien vu

- Oui, mais j'ai froid, Maître.

- Tu vas voir ce que jamais personne n'a vu avant toi...alors, sois patient.

Un vol de chocards venait de déboucher de la grande falaise, à droite. C'est un signe. Le vol vint tournoyer au-dessus des deux acolytes. Il tourne à gauche, c'est mauvais signe, ah, non voilà nos oiseaux tournent à droite, c'est mieux.

- Regarde petit ces oiseaux

- Je les vois, Maître

- Ils sont annonciateurs de bonnes nouvelles, seulement, il ne faut pas qu'ils partent sur la gauche sinon, c'en est fini de ce que je veux te montrer, et à toi seul.

- Regardez, Maître, ils reviennent en criant

À ce moment, une grosse et grasse marmotte débarouda quasiment à leurs pieds. Elle ne fit pas attention aux visiteurs, elle s'engagea dans le dédale des rochers pour aller grignoter quelques folles herbes vertes.

- As-tu vu ce monstre ?

- Une marmotte !

- Oui, mais as-tu remarqué comme elle était grosse et bien en chair ?

- Oui

- C'est plus qu'une marmotte, crois-moi Afanasius, c'est un signe, on nous l'envoie pour nous dire quelque chose.

- Quoi donc, Maître ?

- Tu es pressé , mon petit, attend et tu vas voir ce que...

- Oui, ce que personne n'a jamais vu avant moi

- Ne sois pas pressé, tout vient qui veut bien attendre son tour. C'est comme cela que l'on dit, je crois ?

- Je ne sais pas, je ne suis qu'un élève, Maître et vous avez tout à m'apprendre dans ces contrées sauvages. J'ai quitté mes parents bien tôt, et c'est vous qui devez me montrer ce que je dois savoir.

- C'est bien, tu fais des progrès, tu parles déjà très bien...

Le vent venait de redoubler ses attaques. On ne tenait presque plus sur le rocher. Les chocards avaient disparu. Il ne restait, dans le paysage que la marmotte qui déjeunait tranquillement aux pieds des visiteurs. Un long sifflement arriva brusquement. La marmotte se redressa sur ses pattes, les oreilles en éventails. Un autre sifflement, plus strident que le premier vint se briser sur le rocher du Maître.

   

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